(Actualisé avec citations)
TOKYO, 27 juin (Reuters) - Emmanuel Macron a déclaré jeudi
que rien ne justifiait une baisse de la participation de l'Etat
français au capital de Renault RENA.PA .
En déplacement au Japon avant le sommet du G20 vendredi et
samedi, le président français a souhaité que l'alliance
Renault-Nissan oeuvre à un renforcement de ses synergies.
Les relations entre les constructeurs français et japonais
se sont tendues depuis l'arrestation en novembre au Japon de
l'architecte et ancien président de l'alliance, Carlos Ghosn,
soupçonné de malversations financières qu'il dément.
Emmanuel Macron a cependant jugé que la situation de Carlos
Ghosn était un cas individuel qui ne devrait pas avoir de
conséquences pour l'alliance Renault-Nissan.
"Rien dans cette situation ne justifie qu’on vienne changer
les participations croisées, les règles de gouvernance et a
fortiori la participation de l’Etat dans Renault qui n’a rien à
voir avec Nissan" 7201.T , a dit le président à des
journalistes.
Ces déclarations paraissent contradictoires avec celles
faites il y a quelques semaines par son ministre de l'Economie,
Bruno Le Maire, selon lequel l'Etat pourrait réduire sa part
dans Renault si cela permettait de renforcer l'alliance avec
Nissan.
Emmanuel Macron a invité l'alliance à maintenir sa stabilité
et à renforcer ses synergies, estimant que l'avenir passait par
une intégration accrue afin que Renault-Nissan occupe une place
de leader dans les véhicules électriques et les véhicules
autonomes.
Le succès de l'alliance ne passera "pas par des sujets de
bougées capitalistiques, c’est totalement hors sujet", a-t-il
déclaré, jugeant qu'"il y a des gens qui essayent de faire de la
politique à mauvais escient".
Malgré les appels fréquents de la partie française à un
renforcement du partenariat, voire une fusion, entre Renault et
Nissan, le constructeur japonais ne cache pas son mécontentement
face à une situation qu'il juge déséquilibrée. Renault possède
43,4% de Nissan, qui en retour ne contrôle que 15% du groupe
français, sans droits de vote de surcroît.
Cet équilibre, "c’est un résultat de l’histoire, on ne va
pas le revisiter maintenant, c’est pas ça le sujet, c’est pas ça
qui fera que Nissan se tiendra mieux", a estimé Emmanuel Macron.
Hiroto Saikawa, directeur général de Nissan, a déclaré mardi
lors de l'assemblée générale des actionnaires que le groupe
japonais donnait la priorité au redressement de ses performances
financières, quitte à repousser les discussions sur l'avenir de
l'alliance.
(Christopher Gallagher, avec Bertrand Boucey, Marc Angrand et
Jean-Baptiste Vey à Paris)
Pour Macron, l'Etat n'a pas à réduire sa part dans Renault
information fournie par Reuters 27/06/2019 à 10:24
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